Mario
25/11/2006, 21h12
Les éléments d’un bon gala de lutte (partie 1)
Qu’est-ce qui fait qu’un gala de lutte soit réussi? Je vois des mains se lever…..un bon scénario, des lutteurs qui savent ce qu’ils font, l’état de la salle… toutes de bonnes réponses, mais le premier facteur, selon moi, c’est l’ambiance. Et qui fait l’ambiance? Les fans. C’est pourquoi je vais parler aujourd’hui des principales catégories de fans existantes : les « marks », les connaisseurs, les zombies et pour finir, les gens du milieu. Notez toutefois, qu’un fan peut faire partie de plus qu’une catégorie ce qui change grandement la donne. Je ne fais que m’arrêter, faute de temps aux quatre catégories de base et non aux nuances qui ressortent en mélangeant deux catégories.
#1 les « marks »
Ce terme peut vous sembler négatif, mais veillez bien lire le texte avant de vous offusquer. Commençons par une brève description. L’age moyen d’un « mark » se situe généralement entre 8 et 14 ans. Les fans appartenant à cette catégorie forment le meilleur noyau de spectateurs lors du show : ils réagissent aux scénarios, font du bruit et acclament ou huent les lutteurs selon les circonstances. De façon générale, ces fans se laissent emporter par l’action et sont là pour s’amuser. Là où ça se corse, c’est que parfois ils se donnent littéralement à la magie du spectacle, au point de ne plus distinguer le vrai du faux. Ceci peut donner de drôles de situations lorsqu’un lutteur prend le transport en commun et rencontre cette sorte de fans. Je sais de quoi je parle, j’ai été témoin d’une altercation de ce genre. Tout ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a une différence entre la gimmick jouée par un lutteur et le véritable caractère de l’individu lui-même. Les « marks » qui sont conscient de cet état de fait, sont, à mon avis les meilleurs fans qu’un lutteur puisse avoir comme public.
#2 les connaisseurs
Içi, on parle surtout de fans qui, bien qu’au courant du fait que les combats soient scriptés (Ça y est, je suis barré partout, je viens de révéler le grand secret de la lutte professionnelle) se laissent aller à avoir du plaisir lors du gala. Généralement, ces gens vont aux shows de lutte pour diverses raisons. Que ce soit pour se défouler ou tout simplement pour avoir du bon temps, ils se laissent avec joie embarquer dans les scénarios. Ils réagissent aux manœuvres risquées, et savent très bien qu’ils assistent à un spectacle que je qualifierais de ballet pour le grand public. Toutefois, ces fans sont parfois fine bouche et ont des goûts un peu plus prononcés que leurs homologues du chapitre précédent. Cette situation fait parfois d’eux des clients plus durs à rassasier.
#3 les zombies
J’en ai vu dans toutes les salles où je suis allé. La plupart du temps, les zombies ont entre quarante et soixante ans et restent de marbre, peu importe ce qui se passe sur le ring. Un lutteur exécute un moonsault de la troisième corde jusqu’au sol, rien. Les heels ont du bon temps à persécuter un adversaire, nada. J’en suis à me demander si leur cœur bat encore. J’ai l’intuition que ces fans ont l’impression qu’ils vont perdre la face s’ils montrent la moindre réaction. News flash, lors d’un gala de lutte, nous sommes entre junkies de lutte, pas dans votre entourage. Tout le monde sait que si vous êtes dans la salle, vous êtes un fan. Ce n’est pas comme à votre travail, où vous êtes peut-être le seul fan de lutte. Sérieusement, j’ai de la difficulté à comprendre comment ces gens font pour ne pas réagir. Expliquez-moi, si vous faites partie de cette catégorie, pourquoi vous venez voir un gala de lutte, si c’est pour avoir l’air d’aller à un enterrement. Du point de vue du promoteur, ça fait des clients payants, mais du point de vue des lutteurs, c’est plus compliqué. Comment voulez-vous qu’un lutteur sache qu’il est sur la bonne voie si les fans n’ont aucune réaction?
#4 Les gens du milieu
Aucun mystère, je parle bien des lutteurs, des gérants ou des promoteurs qui vont voir le gala d’une autre fédération. Je parle aussi des chroniqueurs et des journalistes sur Internet. Pour faire partie du milieu de la lutte, il faut avoir été fan par le passé. Tout le monde sait que les critiques les plus sévères viennent des collègues. De ce fait, les professionnels de la lutte sont, possiblement, les fans les plus durs à contenter. Combien de fois ai-je vu dans une salle de lutte, un lutteur qui vient d’une fédération différente? Il n’y a rien de mal à cela, mais le problème c’est que la plupart du temps, messieurs, j’ai l’impression que vous êtes incapables de laisser votre professionnalisme au vestiaire. On dirait que vous allez voir le show d’une autre fédération comme si vous jaugiez la compétition. Bon, ce ne sont pas tous les gens du milieu qui ont cette attitude, et certains vont dans une autre fédération pour se divertir aux même titre que les fans ordinaires. Cependant pour les autres, est-ce possible de montrer un peu d’enthousiasme de temps en temps? Tiens pour la forme je vous ramène à un gala de la NCW. Mesures de guerre, le 16 septembre 2006 : dans la foule, il y avait une section pleine de vétéran de la NCW. Mais, loin d’être impassibles, ils s’en donnaient à cœur joie.
Quand je dis que l’ambiance est produite par les fans, je ne blague pas. Si les spectateurs décident de bouder un lutteur ou un scénario, rien ne les fera changer d’avis. Dans le même ordre d’idée, si une trop grande part des fans est composée de lutteurs ou de zombies, rien ne fera réagir la foule. Prenez l’exemple du quatrième gala de l’ALF. Les fans étaient nombreux, mais une trop grande concentration de lutteurs et de fans de type zombies a fait en sorte que l’ambiance était au point mort. Ce n’était pas la faute des participantes, car le gala était excellent. Comme je l’ai déjà dit, l’ambiance est mise par la réaction de la foule et parfois cette dernière décide de dormir au gaz. Ceci dit, l’inverse est aussi vrai. Dites-vous bien que les spectateurs, en fait, sont en charge du produit. J’ai vu un lutteur se faire donner une exposition plus grande que prévu parce que les fans avaient décidé de ne pas le lâcher (zéroooooo). La direction a constaté cet état de fait, et le lutteur en a bénéficié. De la même façon, si les fans décident de réagir, de prendre du plaisir à leur présence au gala, les lutteurs ressentent cet état de fait et leur performance est affectée pour le mieux. Il n’y a rien de plus excitant pour un lutteur que de voir qu’il un impact sur les fans et que ses efforts sont remarqués par ces derniers.
Qu’est-ce qui fait qu’un gala de lutte soit réussi? Je vois des mains se lever…..un bon scénario, des lutteurs qui savent ce qu’ils font, l’état de la salle… toutes de bonnes réponses, mais le premier facteur, selon moi, c’est l’ambiance. Et qui fait l’ambiance? Les fans. C’est pourquoi je vais parler aujourd’hui des principales catégories de fans existantes : les « marks », les connaisseurs, les zombies et pour finir, les gens du milieu. Notez toutefois, qu’un fan peut faire partie de plus qu’une catégorie ce qui change grandement la donne. Je ne fais que m’arrêter, faute de temps aux quatre catégories de base et non aux nuances qui ressortent en mélangeant deux catégories.
#1 les « marks »
Ce terme peut vous sembler négatif, mais veillez bien lire le texte avant de vous offusquer. Commençons par une brève description. L’age moyen d’un « mark » se situe généralement entre 8 et 14 ans. Les fans appartenant à cette catégorie forment le meilleur noyau de spectateurs lors du show : ils réagissent aux scénarios, font du bruit et acclament ou huent les lutteurs selon les circonstances. De façon générale, ces fans se laissent emporter par l’action et sont là pour s’amuser. Là où ça se corse, c’est que parfois ils se donnent littéralement à la magie du spectacle, au point de ne plus distinguer le vrai du faux. Ceci peut donner de drôles de situations lorsqu’un lutteur prend le transport en commun et rencontre cette sorte de fans. Je sais de quoi je parle, j’ai été témoin d’une altercation de ce genre. Tout ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a une différence entre la gimmick jouée par un lutteur et le véritable caractère de l’individu lui-même. Les « marks » qui sont conscient de cet état de fait, sont, à mon avis les meilleurs fans qu’un lutteur puisse avoir comme public.
#2 les connaisseurs
Içi, on parle surtout de fans qui, bien qu’au courant du fait que les combats soient scriptés (Ça y est, je suis barré partout, je viens de révéler le grand secret de la lutte professionnelle) se laissent aller à avoir du plaisir lors du gala. Généralement, ces gens vont aux shows de lutte pour diverses raisons. Que ce soit pour se défouler ou tout simplement pour avoir du bon temps, ils se laissent avec joie embarquer dans les scénarios. Ils réagissent aux manœuvres risquées, et savent très bien qu’ils assistent à un spectacle que je qualifierais de ballet pour le grand public. Toutefois, ces fans sont parfois fine bouche et ont des goûts un peu plus prononcés que leurs homologues du chapitre précédent. Cette situation fait parfois d’eux des clients plus durs à rassasier.
#3 les zombies
J’en ai vu dans toutes les salles où je suis allé. La plupart du temps, les zombies ont entre quarante et soixante ans et restent de marbre, peu importe ce qui se passe sur le ring. Un lutteur exécute un moonsault de la troisième corde jusqu’au sol, rien. Les heels ont du bon temps à persécuter un adversaire, nada. J’en suis à me demander si leur cœur bat encore. J’ai l’intuition que ces fans ont l’impression qu’ils vont perdre la face s’ils montrent la moindre réaction. News flash, lors d’un gala de lutte, nous sommes entre junkies de lutte, pas dans votre entourage. Tout le monde sait que si vous êtes dans la salle, vous êtes un fan. Ce n’est pas comme à votre travail, où vous êtes peut-être le seul fan de lutte. Sérieusement, j’ai de la difficulté à comprendre comment ces gens font pour ne pas réagir. Expliquez-moi, si vous faites partie de cette catégorie, pourquoi vous venez voir un gala de lutte, si c’est pour avoir l’air d’aller à un enterrement. Du point de vue du promoteur, ça fait des clients payants, mais du point de vue des lutteurs, c’est plus compliqué. Comment voulez-vous qu’un lutteur sache qu’il est sur la bonne voie si les fans n’ont aucune réaction?
#4 Les gens du milieu
Aucun mystère, je parle bien des lutteurs, des gérants ou des promoteurs qui vont voir le gala d’une autre fédération. Je parle aussi des chroniqueurs et des journalistes sur Internet. Pour faire partie du milieu de la lutte, il faut avoir été fan par le passé. Tout le monde sait que les critiques les plus sévères viennent des collègues. De ce fait, les professionnels de la lutte sont, possiblement, les fans les plus durs à contenter. Combien de fois ai-je vu dans une salle de lutte, un lutteur qui vient d’une fédération différente? Il n’y a rien de mal à cela, mais le problème c’est que la plupart du temps, messieurs, j’ai l’impression que vous êtes incapables de laisser votre professionnalisme au vestiaire. On dirait que vous allez voir le show d’une autre fédération comme si vous jaugiez la compétition. Bon, ce ne sont pas tous les gens du milieu qui ont cette attitude, et certains vont dans une autre fédération pour se divertir aux même titre que les fans ordinaires. Cependant pour les autres, est-ce possible de montrer un peu d’enthousiasme de temps en temps? Tiens pour la forme je vous ramène à un gala de la NCW. Mesures de guerre, le 16 septembre 2006 : dans la foule, il y avait une section pleine de vétéran de la NCW. Mais, loin d’être impassibles, ils s’en donnaient à cœur joie.
Quand je dis que l’ambiance est produite par les fans, je ne blague pas. Si les spectateurs décident de bouder un lutteur ou un scénario, rien ne les fera changer d’avis. Dans le même ordre d’idée, si une trop grande part des fans est composée de lutteurs ou de zombies, rien ne fera réagir la foule. Prenez l’exemple du quatrième gala de l’ALF. Les fans étaient nombreux, mais une trop grande concentration de lutteurs et de fans de type zombies a fait en sorte que l’ambiance était au point mort. Ce n’était pas la faute des participantes, car le gala était excellent. Comme je l’ai déjà dit, l’ambiance est mise par la réaction de la foule et parfois cette dernière décide de dormir au gaz. Ceci dit, l’inverse est aussi vrai. Dites-vous bien que les spectateurs, en fait, sont en charge du produit. J’ai vu un lutteur se faire donner une exposition plus grande que prévu parce que les fans avaient décidé de ne pas le lâcher (zéroooooo). La direction a constaté cet état de fait, et le lutteur en a bénéficié. De la même façon, si les fans décident de réagir, de prendre du plaisir à leur présence au gala, les lutteurs ressentent cet état de fait et leur performance est affectée pour le mieux. Il n’y a rien de plus excitant pour un lutteur que de voir qu’il un impact sur les fans et que ses efforts sont remarqués par ces derniers.