Luc Beaulieu
01/10/2006, 23h47
Bonjour tous le monde. Oui, cela fait un bout que j,ai pas écrit. Mettons que depuis que j'avais décidé de me retirer de la lutte, j'avais pas mal décroché, mais depuis quelques mois, j'ai repris goût à ce merveilleux divertissement et j'ai même fait un retour récemment dans le ring de la SWR. Mais bien avant ça. J'ai travaillé comme "booker" pour ma première fédération de lutte pour laquelle j'ai lutté, la ACW de Valleyfield en 1996.
Alors, je profite de l'occasion pour reprendre mon clavier et de vous entretenir un peu des coulisses de la lutte. Mon premier sujet... Les maux de tête du booker.
Savez-vous seulement ce que c'est que d'être booker pour une fédération de lutte ? La personne qui décide d'entreprendre ce "travail" pour une fédération de lutte doit s'attendre à manger, dormir, et presque vomir de la lutte. Vous avez juste pas idée de la somme de travail que cela peut représenter.
Vous devez penser à toutes les storylines que vous voulez implanter et tenter de faire en sorte qu'elles soient intéressantes pour les fans. Qui vous voulez avoir comme champion... Qui va aller contre lui. Qui va être champion par équipes... Vous voyez déjà la somme de travail. Mais ce n'est pas tout...
Après que vous avez placés les "pions" en place (Je ne dis pas cela péjorativement là, c'est une expression) vous devez imaginer comment vous aller mettre tout cela en place au cours des prochains shows. Combien de temps la feud va durer. Qui va en sortir gagnant. etc.
Ajouter à cela les disponibilités des gars, car ce n'est pas tous les lutteurs qui sont disponibles pour chaque dates que vous faites les shows.
Mettons tout cela au clair pour le moment. Vous avez entre 7 et 10 combats par galas... Donc, entre 20 et 30 lutteurs par soirées de lutte. Chacun avec sa storyline... Mais aussi avec ses propres idées, sa propre personnalité, ses propres aspirations.
Mais c'est pas fini. Le soir du gala, il peut y avoir des "no-shows"... Alors, on doit non seulement re-travailler la carte, mais aussi toutes les storylines qu'on avait établies pour le futur et tenter de "réparer" les pots cassés.
Mais il y a aussi autre chose... Le mécontentement possible des lutteurs face à leur utilisation. Car chaque lutteur à son égo aussi. Alors, bien souvent, il va se comparer aux autres lutteurs sur le "roster" et se dira "C'est moi qui devrait avoir ce spot parce que je suis meilleur que lui..." etc. Alors, encore une fois, c'est au booker que ce lutteur va s'adresser pour tenter de voir s'il pourrait pas avoir un meilleur rôle dans la compagnie.
Dans la ACW, les propriétaires de la compagnie avaient décidé de me confier le booking de la fédération le même soir que j'avais remporté le titre principal de la "compagnie" Imaginez la réaction des autres lutteurs. Parce que le style de booking antérieur et le mien n'étaient pas du tout pareil, cela a fait des frictions car je voulais prendre le temps de monter un lutteur "heel" pour venir me battre. Mais à chaque semaine, je me faisais poser la même question... "C'est quand tu vas perdre la ceinture ???" Un soir, je me suis présenté avec les plans de booking pour tous les lutteurs. Ils ont vu à quel moment je planifiais perdre le titre pour le donner à celui que j'avais "choisi" pour me succéder. Je ne voulais tout simplement pas donner la ceinture pour donner la ceinture... Je voulais que cela veuille dire quelque chose.
En terminant pour cette partie. Dites-vous bien une chose. Les bookers de fédérations Québécoises ne sont pas payés pour faire ce qu'ils font. Ils le font par passion pour ce merveilleux divertissement sportif que nous aimons tous. Qu'on pense seulement à Bertrand Hébert qui a été booker de la NCW pendant plusieurs années. Imaginez la somme de travail colossale que cet homme a du abattre pour présenter les shows de la NCW. Et je ne nomme que Bertrand car il a été celui qui aura été mon mentor en quelque sorte car j'ai énormément appris sur le domaine de la lutte à son contact.
A une prochaine fois pour le "part 2" des maux de tête du booker.
Alors, je profite de l'occasion pour reprendre mon clavier et de vous entretenir un peu des coulisses de la lutte. Mon premier sujet... Les maux de tête du booker.
Savez-vous seulement ce que c'est que d'être booker pour une fédération de lutte ? La personne qui décide d'entreprendre ce "travail" pour une fédération de lutte doit s'attendre à manger, dormir, et presque vomir de la lutte. Vous avez juste pas idée de la somme de travail que cela peut représenter.
Vous devez penser à toutes les storylines que vous voulez implanter et tenter de faire en sorte qu'elles soient intéressantes pour les fans. Qui vous voulez avoir comme champion... Qui va aller contre lui. Qui va être champion par équipes... Vous voyez déjà la somme de travail. Mais ce n'est pas tout...
Après que vous avez placés les "pions" en place (Je ne dis pas cela péjorativement là, c'est une expression) vous devez imaginer comment vous aller mettre tout cela en place au cours des prochains shows. Combien de temps la feud va durer. Qui va en sortir gagnant. etc.
Ajouter à cela les disponibilités des gars, car ce n'est pas tous les lutteurs qui sont disponibles pour chaque dates que vous faites les shows.
Mettons tout cela au clair pour le moment. Vous avez entre 7 et 10 combats par galas... Donc, entre 20 et 30 lutteurs par soirées de lutte. Chacun avec sa storyline... Mais aussi avec ses propres idées, sa propre personnalité, ses propres aspirations.
Mais c'est pas fini. Le soir du gala, il peut y avoir des "no-shows"... Alors, on doit non seulement re-travailler la carte, mais aussi toutes les storylines qu'on avait établies pour le futur et tenter de "réparer" les pots cassés.
Mais il y a aussi autre chose... Le mécontentement possible des lutteurs face à leur utilisation. Car chaque lutteur à son égo aussi. Alors, bien souvent, il va se comparer aux autres lutteurs sur le "roster" et se dira "C'est moi qui devrait avoir ce spot parce que je suis meilleur que lui..." etc. Alors, encore une fois, c'est au booker que ce lutteur va s'adresser pour tenter de voir s'il pourrait pas avoir un meilleur rôle dans la compagnie.
Dans la ACW, les propriétaires de la compagnie avaient décidé de me confier le booking de la fédération le même soir que j'avais remporté le titre principal de la "compagnie" Imaginez la réaction des autres lutteurs. Parce que le style de booking antérieur et le mien n'étaient pas du tout pareil, cela a fait des frictions car je voulais prendre le temps de monter un lutteur "heel" pour venir me battre. Mais à chaque semaine, je me faisais poser la même question... "C'est quand tu vas perdre la ceinture ???" Un soir, je me suis présenté avec les plans de booking pour tous les lutteurs. Ils ont vu à quel moment je planifiais perdre le titre pour le donner à celui que j'avais "choisi" pour me succéder. Je ne voulais tout simplement pas donner la ceinture pour donner la ceinture... Je voulais que cela veuille dire quelque chose.
En terminant pour cette partie. Dites-vous bien une chose. Les bookers de fédérations Québécoises ne sont pas payés pour faire ce qu'ils font. Ils le font par passion pour ce merveilleux divertissement sportif que nous aimons tous. Qu'on pense seulement à Bertrand Hébert qui a été booker de la NCW pendant plusieurs années. Imaginez la somme de travail colossale que cet homme a du abattre pour présenter les shows de la NCW. Et je ne nomme que Bertrand car il a été celui qui aura été mon mentor en quelque sorte car j'ai énormément appris sur le domaine de la lutte à son contact.
A une prochaine fois pour le "part 2" des maux de tête du booker.