Glandu
09/09/2006, 11h13
J'ai nommé Joël Lebigot, animateur à Radio-Canada (quand certains disaient que la radio de Radiocan était sur le déclin...le déclin prend ici la forme d'une grosse charogne barbue).
Je ne l'écoute jamais. J'ai toujours su ce qu'il valait et je le fuis depuis plusieurs années (alors que je prends la peine d'écouter Fillion -- ne dit-on pas qu'il faut connaître ses ennemis -- ce, quand il n'est pas trop avare et qu'il laisse des extraits sur son site). Lebigot n'est pas assez...n'a pas assez de...bref, fait trop figure de gros crisse de côlon (oui oui, avec un accent circonflexe) pour représenter un ennemi digne de mention.
Mais ce matin, c'est ma gonze qui l'écoutait dans la cuisine (c'est ce qui m'a d'ailleurs fait réaliser que nous sommes rarement ensemble à la maison un samedi matin). J'étais à mon bureau.
Voici des perles de pauvreté intellectuelle entendues ce matin.
À propos de Steve Irwin, Lebigot commence en interrogeant sa bande de coanimateurs "Qui a déjà dit qu'il préférait être mangé par un crocodile que par un requin de la finance, qu'il craignait plus que n'importe quelle bestiole?" Un acolyte répond "c'est Steve Irwin". Et Lebigot de rajouter d'un ton réjoui "oui, et maintenant il a été mangé par un requin lui même". Un coanimateur lui répond "non, il a été piqué par une raie". Et Lebigot de renchérir "ah, ben alors j'aurais aimé mieux qu'il ait été mangé par un requin, au moins il aurait eu mal".
Deux choses là-dedans. Tout d'abord, si tu ne sais pas de quoi tu parles, farme ta câlisse de gueule plutôt que d'étaler ton exécrable propension à la désinformation. Ça fait une semaine que c’est écrit partout qu’il a été piqué par une raie…piqué par une raie, saint-ciboire, c’est assez différent de mangé par un requin. Même ceux qui ne connaissant pas Irwin avant savent ce qui s’est passé. Second constat, la haine d'un tel propos. Tous ne peuvent aimer ou admirer Irwin, certes, mais de le détester et lui souhaiter un quelconque souffrance parce qu'il craint les requins de la finance...
Plus loin, Lebigot nous fait entendre une nouvelle chanson de Renaud (disponible sur son site officiel -- mais malheureusement maintenant en version tronquée). C'est la chanson les "bobos". Lebigot introduit la chanson en posant la question à ses collègues, "savez-vous ce que c'est qu'on bobo en France?", en répondant, du ton savant et assuré de celui-qui-sait, qu'il s'agit d'une chanson pour les baby boomers. LES BABY BOOMERS TABARNAK. Pendant la chanson il a dû se faire corriger le tir puisqu'il est revenu ensuite, et sans préciser qu'il s'était gouré, il demande à Grimaldi, de la même manière qu'à ses collègues, "savez-vous ce que c'est qu'on bobo?". Et il répond "en France, c'est un bourgeois bohème"...comme si il ne s'était jamais gouré.
Gros crisse de taré.
Finalement, de manière à enfoncer lui-même le dernier clou dans le cercueil de ses capacités cognitives, Lebigot, après la chanson, nous expose sa haine envers Renaud (Lebigot déteste généralement tout ce qui est à gauche, et comme Fillion, il va mettre dans le lot des tenants de la gauche tous ceux qui ne sont pas de son avis, alors même que ceux-là sont trées éloignés de la politique...par exemple, Steve Irwin). Il tente alors de relever des contradictions dans la chanson de Renaud en nous disant que Renaud n'a pas à chialer contre le bobos puisqu'il a deux maisons, des bagnoles et plein de pognon.
Certes.
Mais ce qu'il y a c'est que...RENAUD TERMINE LUI-MÊME SA CRISSE DE CHANSON EN DISANT QU'IL EN EST UN BOURGOIS BOHÈME. Ça ne laisse même aucune place à l'interprétation: il le dit clairement. La chanson n'en est pas une de haine envers les bobos, c'est une chanson ironique et amusante où Renaud se gouaille de relever les travers d'une nouvelle espèce sociale à laquelle il dit appartenir.
Si tu veux un jour atteindre le même degré de détachement, Lebigot, il te faudra écrire une chanson intitulée "les Charsans" (les charognes sans intelligence) et y étaler les travers de tous ces résidus d'intelligence à qui on a eu l'idée un jour de confier un micro.
Je ne l'écoute jamais. J'ai toujours su ce qu'il valait et je le fuis depuis plusieurs années (alors que je prends la peine d'écouter Fillion -- ne dit-on pas qu'il faut connaître ses ennemis -- ce, quand il n'est pas trop avare et qu'il laisse des extraits sur son site). Lebigot n'est pas assez...n'a pas assez de...bref, fait trop figure de gros crisse de côlon (oui oui, avec un accent circonflexe) pour représenter un ennemi digne de mention.
Mais ce matin, c'est ma gonze qui l'écoutait dans la cuisine (c'est ce qui m'a d'ailleurs fait réaliser que nous sommes rarement ensemble à la maison un samedi matin). J'étais à mon bureau.
Voici des perles de pauvreté intellectuelle entendues ce matin.
À propos de Steve Irwin, Lebigot commence en interrogeant sa bande de coanimateurs "Qui a déjà dit qu'il préférait être mangé par un crocodile que par un requin de la finance, qu'il craignait plus que n'importe quelle bestiole?" Un acolyte répond "c'est Steve Irwin". Et Lebigot de rajouter d'un ton réjoui "oui, et maintenant il a été mangé par un requin lui même". Un coanimateur lui répond "non, il a été piqué par une raie". Et Lebigot de renchérir "ah, ben alors j'aurais aimé mieux qu'il ait été mangé par un requin, au moins il aurait eu mal".
Deux choses là-dedans. Tout d'abord, si tu ne sais pas de quoi tu parles, farme ta câlisse de gueule plutôt que d'étaler ton exécrable propension à la désinformation. Ça fait une semaine que c’est écrit partout qu’il a été piqué par une raie…piqué par une raie, saint-ciboire, c’est assez différent de mangé par un requin. Même ceux qui ne connaissant pas Irwin avant savent ce qui s’est passé. Second constat, la haine d'un tel propos. Tous ne peuvent aimer ou admirer Irwin, certes, mais de le détester et lui souhaiter un quelconque souffrance parce qu'il craint les requins de la finance...
Plus loin, Lebigot nous fait entendre une nouvelle chanson de Renaud (disponible sur son site officiel -- mais malheureusement maintenant en version tronquée). C'est la chanson les "bobos". Lebigot introduit la chanson en posant la question à ses collègues, "savez-vous ce que c'est qu'on bobo en France?", en répondant, du ton savant et assuré de celui-qui-sait, qu'il s'agit d'une chanson pour les baby boomers. LES BABY BOOMERS TABARNAK. Pendant la chanson il a dû se faire corriger le tir puisqu'il est revenu ensuite, et sans préciser qu'il s'était gouré, il demande à Grimaldi, de la même manière qu'à ses collègues, "savez-vous ce que c'est qu'on bobo?". Et il répond "en France, c'est un bourgeois bohème"...comme si il ne s'était jamais gouré.
Gros crisse de taré.
Finalement, de manière à enfoncer lui-même le dernier clou dans le cercueil de ses capacités cognitives, Lebigot, après la chanson, nous expose sa haine envers Renaud (Lebigot déteste généralement tout ce qui est à gauche, et comme Fillion, il va mettre dans le lot des tenants de la gauche tous ceux qui ne sont pas de son avis, alors même que ceux-là sont trées éloignés de la politique...par exemple, Steve Irwin). Il tente alors de relever des contradictions dans la chanson de Renaud en nous disant que Renaud n'a pas à chialer contre le bobos puisqu'il a deux maisons, des bagnoles et plein de pognon.
Certes.
Mais ce qu'il y a c'est que...RENAUD TERMINE LUI-MÊME SA CRISSE DE CHANSON EN DISANT QU'IL EN EST UN BOURGOIS BOHÈME. Ça ne laisse même aucune place à l'interprétation: il le dit clairement. La chanson n'en est pas une de haine envers les bobos, c'est une chanson ironique et amusante où Renaud se gouaille de relever les travers d'une nouvelle espèce sociale à laquelle il dit appartenir.
Si tu veux un jour atteindre le même degré de détachement, Lebigot, il te faudra écrire une chanson intitulée "les Charsans" (les charognes sans intelligence) et y étaler les travers de tous ces résidus d'intelligence à qui on a eu l'idée un jour de confier un micro.