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Voir la version complète : Donnie Darko


Laurentides
16/11/2005, 15h48
J'ai revu ce film hier et je dois dire que ca faisait assez longtemps que je l'avais vu. C'est quand même assez méconnu mais c'est un excellent film noir.

Qu'en pensez-vous?

Jacob
16/11/2005, 15h50
Ca fait des mois que j'ai le dvd sur mon bureau, il faudrait que je me décide.

Mais, j'en connais une qui va pondre une tartine dans ce topic :D

Dimitri Voldonov
16/11/2005, 15h51
Patrick Swayze est crédible dans le role de pédophile.

Jake Gillenhall est un bon jeune acteur qui a fait ses preuves grace a ce film.

Drew Barrymore accepte de jouer dans des films comme Donnie Darko qui sont présentés au festival de Sundance, je salue son intégrité artistique.

The Unscared
16/11/2005, 17h03
Un film culte tout simplement... c'est tres tres tres bon!!! Richard Kelly a ses debuts en plus je croits!

Flang
16/11/2005, 17h28
Un film génial, où les interprétations sont nombreuses. Ma tendre épouse a déjà écrit un long texte sur le film, publié sur l'ancient site je crois. J'imagine qu'elle va nous mettre ça dans le topic.

Laurentides
16/11/2005, 18h04
Un film génial, où les interprétations sont nombreuses. Ma tendre épouse a déjà écrit un long texte sur le film, publié sur l'ancient site je crois. J'imagine qu'elle va nous mettre ça dans le topic.

J'aimerais bien ca le lire.

J'ai remarqué que ton avatar est le poster du "classique" de Ed Wood Plan 9 from outer space. Es-ce que quelqu'un sait où on peut se procurer ce film car je ne l'ai jamais vu et ça manque vraiment à ma culture. Pour ceux qui l'on vu, es-ce aussi pire que dans le film de Tim Burton?

Annie Darko
17/11/2005, 16h45
J'avais effectivement publié une critique sur l'ancien site, que voici :

Puisque l’intérêt que l’on peut porter à Donnie Darko a été questionné sur le forum, je formule ici mon appréciation. Comme à mon habitude, je vous suggère fortement de le louer avant de me lire, mais je dresse tout de même un résumé rapide, très rapide, d’un scénario complexe parce que complet. Oh, by the way, il faut l’écouter en anglais. La traduction française est véritablement médiocre.

Scénario : En pleine nuit, Donnie Darko (Jake Gyllenhall) se fait éveiller par une voix qui lui intime de sortir de la maison. Dehors, un individu dans un effrayant costume de lapin lui annonce que la fin du monde arrive. Lorsqu’au matin il revient à la maison, après une crise de somnambulisme qui l’aura laissé endormi sur un terrain de golf, il retrouve sa chambre détruite par un moteur d’avion de ligne dont personne ne peut expliquer la provenance. Dès lors, l’adolescent sera initié, par le biais de cet étrange visiteur nocturne, à une panoplie de phénomènes extra-sensoriels. Il tentera par tous les moyens de découvrir si ce qui lui arrive est bien réel.

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MA CRITIQUE

«What‘s happening to my son ?» demande la mère de Donnie Darko. Son fils s’enfonce de plus en plus dans l’étrangeté, dans une différence inquiétante qui sera considérée par son entourage comme une potentielle folie. Vu de l’extérieur, cela en a toutes les apparences : Donnie est somnambule, il doit suivre une médication, il commet des actes de vandalisme et il est visité par des hallucinations qui prennent la forme d’un lapin géant, un déguisement, en réalité.

Lorsque l’on pénètre dans son monde, cependant, il s’agit de toute autre chose : un portail dans le temps s’est ouvert, le lapin aux allures sinistres se révèle un messager venu avertir Donnie qu’un danger guette, la fin du monde arrive dans 28 jours, six heures, 42 minutes et 12 secondes. Le compte à rebours est lancé.

Alors que les jours s’égrènent, Donnie découvre peu à peu qu’il arpente sa destinée. Il a cette vue qu’aucun de nous n’aura jamais sur le chemin tracé pour lui. Le film s’ouvre donc sur une réflexion philosophique, métaphysique; cette dimension servira à la fois de trame de fond et de propos au récit.

Bien que primordial, cet aspect n’est pas ce qui retient mon attention. La quête existentielle, la recherche de sens de Donnie se traduit par une volonté de changement vers le Vrai, le Bon, le Beau et par le combat du Faux, du Mauvais, du Laid. Comme Graham Greene, Darko souhaite la création par la destruction : pour changer les choses, il faut aller contre les structures établies.

Que le personnage principal soit adolescent n’a rien d’innocent. Cette période de la vie est probablement celle où les carcans sont les plus étroits; les parents, l’école, la culture engoncent les esprits dans des pensées, des croyances et des règles maintenues solidement en place. La moindre divergence, la moindre liberté de penser apparaît comme une menace au système en entier.

La volonté profonde de Donnie est de lutter contre l’absurdité d’une telle existence. Ses actes accomplis dans un état de conscience altérée traduisent sa révolte : il inonde son école, il enfonce une hache dans la statue de bronze (symbole des valeurs de l’institution), il brûle la maison de l’animateur psycho-pop (Patrick Swayze), révélant du même coup la vérité sur les êtres et les choses. Ceux qui se prétendent vertueux et détenteurs de la Vérité sont montrés par l’entremise de Donnie sous leur vrai jour, soit des personnes à l’esprit fermé, des êtres faux, pris au piège de leurs propres mensonges. Par lui les idoles seront mises à mal.

Comme toute quête, celle de Donnie Darko ne s’effectuera pas sans heurt. Alors même qu’il est à ébranler tout ce qui ne va pas, dans son monde, il se voit également confronté à ses propres peurs, à ses limites, à sa solitude existentielle. L’angoisse que cela suscite en lui est profonde et habite le film en entier. Le climat tendu qui règne, l’impression de surnaturel qui pèse n’est pas due au hasard ; elle sert à faire éprouver l’étendue du malaise et du mal être de Donnie. Si tout apparaît étrange et décalé au spectateur, c’est qu’il a saisi comment peut se sentir l’adolescent.

Il y aurait matière à noicir quantité de pages à propos de Donnie Darko. Si j’étais étudiante en cinéma, il y a fort à parier qu’un éventuel essai porterait sur ce film. Je n’ai couvert qu’un aspect de l’histoire et ce d’une manière bien incomplète. L’ensemble des personnages mériterait une étude plus approfondie. Par ailleurs, je n’ai pas mis en perspective le discours philosophique, puisque je m’y connais que très peu. La question du destin, que je n’ai que mentionnée, constitue un élément essentiel du film. En fait, à chaque écoute Donnie Darko est une redécouverte, perpétuellement fascinant et envoûtant.

^QwErTy`
17/11/2005, 17h52
Okay... mais quelqu'un peut me clarifier la fin avec les balises spoilers ? J'suis pas sur de l'avoir bien comprise.

Annie Darko
17/11/2005, 17h57
Le film porte sur ce qui serait arrivé si Donnie Darko était resté en vie, c'est-à-dire si le moteur d'avion n'était pas tombé sur lui pendant la nuit. Donnie Darko a donc la possibilité de choisir sa destinée : mourir pour sauver la vie de celle qui aurait été sa blonde et du gars déguisé en lapin, ou vivre et voir ces mêmes personnes mourir. Par contre, il y a un coût à cela : le pédophile ne sera pas découvert et les mêmes cons continueront à être les mêmes cons. La vie reprend son cours normal, donc.

Flang
18/11/2005, 09h12
J'aimerais bien ca le lire.

J'ai remarqué que ton avatar est le poster du "classique" de Ed Wood Plan 9 from outer space. Es-ce que quelqu'un sait où on peut se procurer ce film car je ne l'ai jamais vu et ça manque vraiment à ma culture. Pour ceux qui l'on vu, es-ce aussi pire que dans le film de Tim Burton?

Plan 9 est un de mes films préférés. Bien sûr que c'est un navet, mais un navet drôlement divertissant, avec des dialogues aussi ridicules que crampants. J'adore Ed Wood, sa naïveté était tellement charmante. Je te conseille donc également Bride of the Monster et Glen or Glenda, tout aussi mauvais et amusants.

Le DVD est toujours disponible, tu peux donc le commander dans un magasin, genre Archambault (plogue!!!). :wink:

^QwErTy`
15/12/2005, 02h30
Le film porte sur ce qui serait arrivé si Donnie Darko était resté en vie, c'est-à-dire si le moteur d'avion n'était pas tombé sur lui pendant la nuit. Donnie Darko a donc la possibilité de choisir sa destinée : mourir pour sauver la vie de celle qui aurait été sa blonde et du gars déguisé en lapin, ou vivre et voir ces mêmes personnes mourir. Par contre, il y a un coût à cela : le pédophile ne sera pas découvert et les mêmes cons continueront à être les mêmes cons. La vie reprend son cours normal, donc.


Merci!

Calipso
22/12/2005, 16h46
Drew Barrymore accepte de jouer dans des films comme Donnie Darko qui sont présentés au festival de Sundance, je salue son intégrité artistique.

Eum... je crois qu'elle est une des productrices du film. Pas sûr...