schnockelloch
20/06/2005, 03h27
La libération de Lucien Léger examinée lundi après 41 ans de prison
LILLE (AFP) - Le tribunal d'application des peines d'Arras doit examiner lundi une nouvelle demande de libération conditionnelle du plus ancien détenu de France, Lucien Léger, 68 ans, emprisonné depuis 41 ans pour le meurtre d'un enfant en 1964.
Le tribunal siègera à la prison de Bapaume (Pas-de-Calais), où est actuellement détenu Lucien Léger. L'examen de sa demande, prévue le 30 mai, avait été reporté car il manquait l'une des deux expertises psychiatriques demandées par les juges.
Léger a été condamné en 1966 à Versailles à la réclusion à perpétuité pour le meurtre en 1964 de Luc Taron, 11 ans, enlevé le 27 mai à Paris et retrouvé mort dans les bois de Verrières-le-Buisson (Essonne). L'affaire avait provoqué à l'époque une très vive émotion.
L'homme, infirmier à Villejuif, avait été arrêté 38 jours plus tard après avoir adressé à la police et aux médias une série de messages signés "l'étrangleur" dans lesquels il donnait des détails sur les circonstances du meurtre. Il avait reconnu les faits à l'instruction avant de se rétracter.
Selon son avocat, Me Jean-Jacques De Félice, Lucien Léger s'est déjà vu refuser une quinzaine de demandes de libération conditionnelle et trois demandes de grâce présidentielle.
Sa dernière requête a été rejetée en novembre 2001 notamment parce que les psychiatres avaient diagnostiqué chez lui des "tendances paranoïaques".
Il a également déposé une demande de libération devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg, qui doit se prononcer dans les prochains mois.
Devant la Cour européenne, le représentant du gouvernement français avait plaidé le 26 avril dernier la dangerosité persistante du détenu, s'appuyant sur des expertises psychiatriques qui avaient souligné son caractère "narcissique, mythomane et manipulateur".
Me De Félice estime qu'il "est temps de mettre fin à cette détention dont la durée est exceptionnelle et correspond à une peine de mort lente, indigne d'une démocratie comme la France".
L'avocat parisien dénonce un "acharnement inhumain" et assure que Lucien Léger "présente aujourd'hui toutes les garanties de réinsertion".
Lucien Bernhard, un ancien boulanger qui rend régulièrement visite à Léger depuis 1984, explique que le sexagénaire "espère toujours être libéré et attend avec une certaine anxiété et impatience" sa libération.
En décembre 2000, Léger était sorti brièvement de prison pour venir, devant le tribunal correctionnel de Paris, poursuivre des journalistes qui l'avaient qualifié d'"assassin" alors qu'il a été condamné pour meurtre. Il avait perdu son procès.
J'y vais pour non!
En effet à 68 ans il me semble en mesure de s'en prendre encore à des enfants comme il l'avait fait.
D'autre part, c'est un peu triste à dire, mais la durée de son emprisonnement me semble un handicap. Je ne vois pas comment un gars qui a passé 41 de ses 68 ans en prison peut à cet age là s'insérer dans une société que quelque part il n'a jamais connu.
Donc un régime adapté s'impose, mais la libération, je ne suis pas trop chaud.
LILLE (AFP) - Le tribunal d'application des peines d'Arras doit examiner lundi une nouvelle demande de libération conditionnelle du plus ancien détenu de France, Lucien Léger, 68 ans, emprisonné depuis 41 ans pour le meurtre d'un enfant en 1964.
Le tribunal siègera à la prison de Bapaume (Pas-de-Calais), où est actuellement détenu Lucien Léger. L'examen de sa demande, prévue le 30 mai, avait été reporté car il manquait l'une des deux expertises psychiatriques demandées par les juges.
Léger a été condamné en 1966 à Versailles à la réclusion à perpétuité pour le meurtre en 1964 de Luc Taron, 11 ans, enlevé le 27 mai à Paris et retrouvé mort dans les bois de Verrières-le-Buisson (Essonne). L'affaire avait provoqué à l'époque une très vive émotion.
L'homme, infirmier à Villejuif, avait été arrêté 38 jours plus tard après avoir adressé à la police et aux médias une série de messages signés "l'étrangleur" dans lesquels il donnait des détails sur les circonstances du meurtre. Il avait reconnu les faits à l'instruction avant de se rétracter.
Selon son avocat, Me Jean-Jacques De Félice, Lucien Léger s'est déjà vu refuser une quinzaine de demandes de libération conditionnelle et trois demandes de grâce présidentielle.
Sa dernière requête a été rejetée en novembre 2001 notamment parce que les psychiatres avaient diagnostiqué chez lui des "tendances paranoïaques".
Il a également déposé une demande de libération devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg, qui doit se prononcer dans les prochains mois.
Devant la Cour européenne, le représentant du gouvernement français avait plaidé le 26 avril dernier la dangerosité persistante du détenu, s'appuyant sur des expertises psychiatriques qui avaient souligné son caractère "narcissique, mythomane et manipulateur".
Me De Félice estime qu'il "est temps de mettre fin à cette détention dont la durée est exceptionnelle et correspond à une peine de mort lente, indigne d'une démocratie comme la France".
L'avocat parisien dénonce un "acharnement inhumain" et assure que Lucien Léger "présente aujourd'hui toutes les garanties de réinsertion".
Lucien Bernhard, un ancien boulanger qui rend régulièrement visite à Léger depuis 1984, explique que le sexagénaire "espère toujours être libéré et attend avec une certaine anxiété et impatience" sa libération.
En décembre 2000, Léger était sorti brièvement de prison pour venir, devant le tribunal correctionnel de Paris, poursuivre des journalistes qui l'avaient qualifié d'"assassin" alors qu'il a été condamné pour meurtre. Il avait perdu son procès.
J'y vais pour non!
En effet à 68 ans il me semble en mesure de s'en prendre encore à des enfants comme il l'avait fait.
D'autre part, c'est un peu triste à dire, mais la durée de son emprisonnement me semble un handicap. Je ne vois pas comment un gars qui a passé 41 de ses 68 ans en prison peut à cet age là s'insérer dans une société que quelque part il n'a jamais connu.
Donc un régime adapté s'impose, mais la libération, je ne suis pas trop chaud.