RaZor Edge
03/09/2004, 13h25
http://vacarme.net/barf/blastingallrottenfuckers.jpg
Un des incontournables de la musique lourde québécoise se reforme l'instant d'un soir!
Comme je sais qu'il y a quelques amateurs du genre ici même...
Spectacle - À vos bouchons!
Bernard Lamarche (http://www.ledevoir.com/cgi-bin/ledevoirWebmail?IDX=auteur&Lien=lien&PK_Personne=1604&PK_Contenu=62985&image_path=)
Édition du vendredi 3 septembre 2004 (http://www.ledevoir.com/2004/09/03/index.html)
Mots clés : Québec (province), Montréal, Musique, b.a.r.f., marc vaillancourt
La dernière fois que nous avons rencontré Marc Vaillancourt, il y a trois ans, il disait vouloir se consacrer à la mécanique, qu'il enseigne aujourd'hui. Pendant 14 ans, jusqu'en 1999, Marc Vaillancourt avait porté haut et fort, à la force de ses cordes vocales et de son larynx, la destinée de l'un des groupes de métal dur les plus radicaux que le Québec ait jamais portés, B.A.R.F. (Blasting All Rotten Fuckers pour les intimes). Aujourd'hui, il parle de son concert retour, ce soir. Attention: une seule date est prévue.
http://www.ledevoir.com/2004/09/03/images/bar_jn_030904.jpghttp://www.ledevoir.com/images/1x1tran.gif
Le groupe B.A.R.F. fait un retour sur scène ce soir à Montréal.
Jacques Nadeau (http://www.ledevoir.com/cgi-bin/ledevoirWebmail?IDX=photographe&Lien=lien&PK_Personne=118&PK_Contenu=&image_path=/2004/09/03/images/bar_jn_030904.jpg)
Vaillancourt, qu'on a aussi connu dans la version animale du ballet Giselle (rebaptisé Giselle, la maudite amour sale (1997) par Rolline Laporte, de Brouhaha Danse), reprend donc du service pour un soir. Il usera de nouveau ses cordes vocales au nom de son groupe, qui a pondu cinq albums parmi les plus brutaux que le Québec ait connus : Tumultes (1992), Ignorance, chaos, suicide (1993), Surprise (1995), Catharsis (1998) et Live (1999). Et les petits métalleux du coin, tout comme les grands, trépignent d'impatience.
Lors de la séparation du groupe, Vaillancourt se disait écoeuré par la business de l'industrie (il a aussi tenu le rôle ingrat de gérant du groupe). Il ne faisait plus de musique, sauf quelques apparitions sur scène avec Groovy Aardvark pour entonner une version musclée du Petit Bonheur de Félix Leclerc, que Groovy a enregistrée en 1996.
Le concert de ce soir a tout pour combler les nostalgiques. En entrevue, Vaillancourt se dit pourtant fatigué. Avec le travail et le blitz des répétitions, «les journées sont longues. On n'est plus des ti-culs de 20 ans, ç'a l'air. À 36, c'est plus raide». Même les cordes vocales, qui lui ont permis de «screamer» aussi puissamment toutes ces années, souffrent d'un manque d'entraînement. «La gorge est pas si pire, mais ce n'est plus ce que c'était. Avant, je me réchauffais avec trois gorgées de bière. Je n'ai plus autant de facilité.»
Rassurez-vous : le retour sera éphémère, mais il est de bonne foi. «Les gars sont en forme. On sera à la hauteur. On a toujours été exigeants pour que ça rentre au poste. On va assurer.»
Vaillancourt raconte qu'il a «invité les gars à un barbecue, pis pour prendre une brosse. Jusque-là, ça allait. Je leur ai dit que ce serait le fun de faire une gig». Le tout s'est enchaîné rapidement. Seule ombre au tableau : le batteur Peter Jackson a décidé de passer son tour. «Devant ce dilemme, on s'est tournés vers Carlos Araya, d'Anonymus. Après deux secondes de discussions, il a dit oui. Je savais ce qu'il pouvait faire comme batteur. Il ne nous déçoit d'aucune manière.» Finalement, «à la demande générale», Jackson a accepté de faire trois tounes. Vincent La Placa, le premier bassiste, et Forest, le tout dernier, alterneront à la basse. Les amateurs de B.A.R.F. auront aussi le plaisir de revoir Denis Lepage à la guitare, qui arpente encore les scènes locales avec Le Colectivo.
Source: http://www.ledevoir.com/2004/09/03/62985.html (http://www.ledevoir.com/2004/09/03/62985.html)
Plus d'infos: http://vacarme.net/barf/
Un des incontournables de la musique lourde québécoise se reforme l'instant d'un soir!
Comme je sais qu'il y a quelques amateurs du genre ici même...
Spectacle - À vos bouchons!
Bernard Lamarche (http://www.ledevoir.com/cgi-bin/ledevoirWebmail?IDX=auteur&Lien=lien&PK_Personne=1604&PK_Contenu=62985&image_path=)
Édition du vendredi 3 septembre 2004 (http://www.ledevoir.com/2004/09/03/index.html)
Mots clés : Québec (province), Montréal, Musique, b.a.r.f., marc vaillancourt
La dernière fois que nous avons rencontré Marc Vaillancourt, il y a trois ans, il disait vouloir se consacrer à la mécanique, qu'il enseigne aujourd'hui. Pendant 14 ans, jusqu'en 1999, Marc Vaillancourt avait porté haut et fort, à la force de ses cordes vocales et de son larynx, la destinée de l'un des groupes de métal dur les plus radicaux que le Québec ait jamais portés, B.A.R.F. (Blasting All Rotten Fuckers pour les intimes). Aujourd'hui, il parle de son concert retour, ce soir. Attention: une seule date est prévue.
http://www.ledevoir.com/2004/09/03/images/bar_jn_030904.jpghttp://www.ledevoir.com/images/1x1tran.gif
Le groupe B.A.R.F. fait un retour sur scène ce soir à Montréal.
Jacques Nadeau (http://www.ledevoir.com/cgi-bin/ledevoirWebmail?IDX=photographe&Lien=lien&PK_Personne=118&PK_Contenu=&image_path=/2004/09/03/images/bar_jn_030904.jpg)
Vaillancourt, qu'on a aussi connu dans la version animale du ballet Giselle (rebaptisé Giselle, la maudite amour sale (1997) par Rolline Laporte, de Brouhaha Danse), reprend donc du service pour un soir. Il usera de nouveau ses cordes vocales au nom de son groupe, qui a pondu cinq albums parmi les plus brutaux que le Québec ait connus : Tumultes (1992), Ignorance, chaos, suicide (1993), Surprise (1995), Catharsis (1998) et Live (1999). Et les petits métalleux du coin, tout comme les grands, trépignent d'impatience.
Lors de la séparation du groupe, Vaillancourt se disait écoeuré par la business de l'industrie (il a aussi tenu le rôle ingrat de gérant du groupe). Il ne faisait plus de musique, sauf quelques apparitions sur scène avec Groovy Aardvark pour entonner une version musclée du Petit Bonheur de Félix Leclerc, que Groovy a enregistrée en 1996.
Le concert de ce soir a tout pour combler les nostalgiques. En entrevue, Vaillancourt se dit pourtant fatigué. Avec le travail et le blitz des répétitions, «les journées sont longues. On n'est plus des ti-culs de 20 ans, ç'a l'air. À 36, c'est plus raide». Même les cordes vocales, qui lui ont permis de «screamer» aussi puissamment toutes ces années, souffrent d'un manque d'entraînement. «La gorge est pas si pire, mais ce n'est plus ce que c'était. Avant, je me réchauffais avec trois gorgées de bière. Je n'ai plus autant de facilité.»
Rassurez-vous : le retour sera éphémère, mais il est de bonne foi. «Les gars sont en forme. On sera à la hauteur. On a toujours été exigeants pour que ça rentre au poste. On va assurer.»
Vaillancourt raconte qu'il a «invité les gars à un barbecue, pis pour prendre une brosse. Jusque-là, ça allait. Je leur ai dit que ce serait le fun de faire une gig». Le tout s'est enchaîné rapidement. Seule ombre au tableau : le batteur Peter Jackson a décidé de passer son tour. «Devant ce dilemme, on s'est tournés vers Carlos Araya, d'Anonymus. Après deux secondes de discussions, il a dit oui. Je savais ce qu'il pouvait faire comme batteur. Il ne nous déçoit d'aucune manière.» Finalement, «à la demande générale», Jackson a accepté de faire trois tounes. Vincent La Placa, le premier bassiste, et Forest, le tout dernier, alterneront à la basse. Les amateurs de B.A.R.F. auront aussi le plaisir de revoir Denis Lepage à la guitare, qui arpente encore les scènes locales avec Le Colectivo.
Source: http://www.ledevoir.com/2004/09/03/62985.html (http://www.ledevoir.com/2004/09/03/62985.html)
Plus d'infos: http://vacarme.net/barf/