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Franco
24/08/2004, 01h37
Chronique originalement publiée le: 29 octobre 2003

Franco contre l’Halloween


Vous pensez que je suis sage, un bon garçon, c’est peut être vrai aujourd’hui mais ça n’a pas toujours été le cas. J’ai déjà été un rebelle, un vrai de vrai qui en voulait à la société et qui n’hésitait pas à le montrer.

J’étais en secondaire 1, fini l’école primaire, j’étais maintenant un homme, un vrai de vrai. Ce que Macbeth deviendra éventuellement, ce que Schnockelloch et Glandu on peut être été jadis. Avec mes amis, qui étaient aussi devenus des hommes, j’avais pris une décision en cette fin d’octobre; pas question de passer l’Halloween, cette fête de ringards, de bébés.

Le 31 au soir, le jour de la fête maudite l’atmosphère était tendu. L’anarchie installait lentement sa toile sur le coin de rue où moi et ma bande glandait. Le chaos noircissait le coin en même temps que la pénombre avançait.

Une fois la noirceur installée nous avons commencé à maugréer contre la fête abhorrée. Plus le temps avançait, plus les commentaires devenaient acerbes. Puis j’ai pris la décision de passer à l’action, parler n’était pas assez. Avec un pote j’ai ramassé un madrier qui traînait chez un type qui faisait des travaux de construction chez lui. Notre sang bouillait, et la folie nous a possédé. Armé de notre madrier nous avons commis l’irréparable. Déambulant dans la rue, nous avons menacé les festivaliers en leur criant un slogan hostile :

ANTI HALLOWEEN, ANTI HALLOWEEN!

Malgré notre aire menaçant et notre arme de destruction passive, les fêtards n’étaient pas intimidés, les salauds continuaient leur ronde de porte en porte. Ils étaient animés par une puissance plus forte que notre juvénilité titanesque.

Nous n’étions pas du genre à nous laisser abattre. Notre première action n’avait pas fonctionné, que cela ne tienne, nous avions d’autres plans. Notre manifestation n’avait pas fonctionné, il était temps de passer à un autre niveau; détruire l’Halloween de l’intérieur.

Nous avons alors virer nos vestes de bord et en véritables espions nous sommes allés de portes en portes, quémandant des friandises. Entre nous et la funeste Halloween, devinez qui a fini par gagner.